Groupement d'Entraide Sociale - La Famille

 

 

LA PÉDAGOGIE CONDUCTIVE DE PETÖ

ou apprendre à apprendre

Dans ce système, élaboré dans les années 40 par Andréas Petö, neuro-psychiatre et pédagogue hongrois,

Les outils principaux de cette pédagogie sont :

 

LE SYSTEME PETÖ

Une autre approche pour l'accompagnement des nourrissons et des enfants présentant des difficultés motrices d'origine neurologique.

Conçu par le Docteur Petö en Hongrie dans les années 1940,, ce modèle spécifique d'éducation s'est répandu depuis dans plusieurs pays européens et plus lointains, tels que la Grande-Bretagne et Israël, et également la Belgique. Il s'y est développé progressivement en Communauté Française de Belgique depuis 1977 au CENTRE et à L'ECOLE "LA FAMILLE", qui organisent une crèche, une section gardienne et une section primaire.

Le système Petö – car il n'y a pas de meilleure appelation qu'en référence aux théories systémiques – s'adresse aux nourrissons et aux enfants atteints de troubles ou déficiences motrices d'origine cérébrale.

Son originalité et son intérêt résident dans le fait que la motricité est considérée dans ses interférences avec l'éducation quotidienne de l'enfant.

Il ne s'agit dont pas de faire une séance de kinésithérapie isolée mais de penser l'éducation au quotidien (jeux, alimentation, mouvements, apprentissages scolaires, etc …). Les parents sont invités à participer à cette éducation. Le travail se diversifie et s'adapte en fonction de l'âge et du développement moteur, affectif et cognitif des enfants.

Pour les tout petits (de la naissance 3 ans).

La motricité tresse tout le développement, et la vie du nourrisson et du petit enfant avant qu'il ne prenne, vers 2 ans et demi, son indépendance.

Durant la première période de sa vie, le bébé va surtout être en interaction avec sa maman. Grâce au développement de sa motricité, il va découvrir avec plaisir sa bouche, ses mains, ses pieds qui vont être autant d'outils d'interaction. Mais voilà qu'un accident néonatal (ou une autre raison) est survenu comme un gros tonnerre dans le ciel bleu et le docteur a parlé de suspicion de difficultés motrices plus ou moins importantes. Il a même prononcé le mot "Infirmité Motrice Cérébale".

Il est difficile d'évaluer la portée de ces mots et le médecin, à l'instar des parents, préfère souvent attendre avant de se prononcer sur celle-ci.

Quand les difficultés motrices apparaissent, elles freinent ou empêchent le développement spontané et harmonieux du nourrisson.

Comment faut-il comprendre ce qui arrive ? Cela va-t-il passer ? Que faire ? Comment s'y prendre pour que le bébé puisse spontanément participer au monde et qu'il puisse l'explorer ?

Confrontés au diagnostic, les parents se retrouvent en plein désarroi, emportés tantôt par le chagrin et la tristesse tantôt par la colère et la révolte. Se culpabilisant, ils ont tendance à oublier qu'une telle déficience, et les difficultés motrices qui s'en suivent, n'est ni le fait de leur volonté ni de celle de leur enfant. Bien souvent, ils rêvent de posséder cette baguette magique qui éclipserait en un tour de main toutes ces difficultés.

Hélàs, cela ne dépend ni de l'enfant ni de ses parents : c'est la "centrale motrice" qui a été endommagée par l'accident néonatal.

Bien vite, la question fondamentale et existentielle se pose : "comment donc apprendre à l'enfant à découvrir les outils nécessaires et les clés d'accès pour diriger cette centrale endommagée et lui permettre de retrouver une certaine maîtrise de ses mouvements désordonnés"? Une tentative de solution se trouve peut-être entre les mains des professsionnels de la motricité et le l'éducation qui vont analyser, décortiquer et lutter contre cette atteinte motrice de chaque bébé, de chaque petit enfant, pour la comprendre mieux et lui offrir, dès lors, la plus grande palette possible de mouvements spontanés.

Et surtout au cours du temps, ces professionnels vont essayer de remettre à l'enfant lui-même sa baquette de chef pour diriger l'orchestre de sa motricité. C'est en tout cas le sens de "l'Education Conductive" de Petö et de la kiné qui s'y pratique.

LA CRECHE "LA FAMILLE"

La CRECHE "LA FAMILLE" propose 2 formules d'accompagnement des enfants et des parents pour les premières étapes de la vie.

LA CRECHE

La crèche offre aux parents, qu'ils travaillent ou non, un lieu d'accueil où leur enfant pourra bénéficier de la séance spécialisée de kiné individuelle prescrite par le médecin.

De plus, durant toute une journée, l'enfant sera mis par les professionnels dans des situations et des positions qui lui permettront d'utiliser au maximum et le plus naturellement possible les mouvements appris pour boire, manger, jouer, babiller, manipuler, déambuler.

Le système Petö va viser principalement à ce que ce soit l'enfant qui arrive petit à petit à devenir le chef de ses mouvements et à mettre lui-même de l'ordre dans cette motricité qu'il ne contrôle pas toujours.

L'objectif est qu'il puisse, dès ses 3 ans, accéder à la grande école qui lui conviendra le mieux et participer aussi avec plus d'aisance à la vie de ses copains.

Les parents sont invités à transposer à la maison les nouvelles possibilités de mouvements de leur enfant et qui facilitent son éducation. Pour les y aider, ils viennent régulièrement à des sessions d'information et de formation.

 

L'AMBULATOIRE

Deux possibilités sont offertes aux parents :

1. La première s'adresse aux enfants qui restent à la maison avec un des parents et n'habitent pas trop loin de la crèche. Cette formule permet aux enfants de venir à la crèche une ou plusieurs fois par semaine de 9 à 11 heures avec leur parent ou l'adulte qui s'en occupe et d'y bénéficier de leur séance de kinésithérapie dans le cadre du système Petö.

Ce système permet au bébé ou à l'enfant plus grand d'arriver à faire peu à peu des mouvements le plus naturellement possible : tenir la tête, avaler, jouer avec les mains, s'asseoir, se mettre debout, se déplacer, … Il le fera en compagnie de ses parents. Par ce biais, ceux-ci pourront se familiariser avec les gestes qui leur paraissent bizarres ou incompréhensibles chez leur enfant et se sentiront plus à l'aise et soutenus dans l'éducation de leur enfant à la maison.

2. Une autre formule, qui propose une semaine, 4 fois par an, s'adresse à l'enfant et aux parents qui habitent en province ou à l'étranger ou qui travaillent. Elle leur offre la possibilité de suivre les activités et l'encadrement du système Petö e manière intensive durant une semaine (max. 4 anfants par session).

C'est une bonne formule pour faire le plein d'idées et d'énergie. C'est un moment privilégié que les parents consacrent à leur enfant.

Pour les plus grands (de 3 à 13 ans).

Dans le cadre de ce système pédagogique, l'école ouvre ses classes gardiennes et ses classes primaires aux enfants de 3 ans à 13 ans.

Ainsi, le développement cognitif et celui de la motricité, qui en est l'instrument indispensable, sont intégrés dans les apprentissages scolaires tout au long de la journée.

L'enfant atteint d'une infirmité motrice cérébrale (IMC), légère ou plus importantes, est amené, dans les apprentissages scolaires, à utiliser les outils moteurs à sa disposition; c'est à dire "ses instruments". C'est surtout vrai en classe gardienne lors du développement de ces instruments ainsi que durant les deux premières années primaires lorsque les apprentissages, notamment de la lecture et de l'écriture, font plus appel à la technique qu'aux capacités d'abstraction. Malgré ses capacités de compréhension, l'enfant IMC est souvent bien démuni dans le domaine intrumental.

Le système de "pédagogie conductive de Petö" s'est penché précisément sur cette difficulté propre aux enfants présentant une atteinte neurologique pour intégrer les apprentissages scolaires et cognitifs au développement moteur et instrumental propre à chaque enfant atteint d'IMC.

L'enfant atteint d'IMC ne sera pas pris en charge de manière individuelle (classe/ergo/logo/kiné) mais tout sera intégré par un professionnel appelé "conducteur" formé spécialement à travailler, ensemble avec toute l'équipe, l'interaction entre la motricité, le langage, le cognitif et l'apprentissage scolaire tout au long de la journée.

L'ECOLE "LA FAMILLE"

L'ECOLE "LA FAMILLE" ouvre ses classes aux enfants qui présentent une difficulté motrice (type IV) : infirmité motrice cérébrale, retard de développement, spina-bifida, séquelle d'accident (traumatisme cranien).

Elle s'adresse donc à tous ces enfants dont les désordres neurologiques perturbent le développement et compliquent la scolarité.

La pédagogie conductive du système Petö fait ainsi entièrement partie du projet éducatif de l'ECOLE et CENTRE "LA FAMILLE" : apprendre à apprendre.

Les classes gardiennes sont au nombre de trois ou quatre, constituées de maximum 11 enfants. Chaque enfant apprendra à utiliser son propre potentiel et à surmonter ses difficultés. Ainsi, il tentera de s'adapter à son environnement de manière autonome à travers les activités de son âge et de sa vie quotidienne.

Les classes primaires sont également au nombre de trois ou quatre avec un maximum de 11 enfants. Ici l'accent sera mis sur leur scolarité. L'objectif peut être une réorientation éventuelle vers l'enseignement ordinaire. Un matériel adapté et l'informatique constituent à ce stade des aides précieuses.

 

Informations – renseignements :

CENTRE et ECOLE "LA FAMILLE"

Tél. 02/411.31.37

Adresse :

Rue Jean Jacquet, 25 à 1081 BRUXELLES.

Contact :

Anne Englebert

Mail : anne.englebert@geslafamille.be